Tahoua : rencontre de planification du projet d’appui à la continuité éducative dans les zones affectées par l’insécurité Une rencontre stratégique à l’École Normale Kaocen
Le mardi 27 janvier 2026, une importante rencontre de planification du projet « Appui à la continuité éducative pour les enfants scolarisés dans les localités confrontées aux défis sécuritaires au Niger » s’est tenue à l’École Normale Kaocen de Tahoua.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités prévues par Save the Children Niger, avec l’appui financier du fonds mondial Education Cannot Wait (ECW). Elle avait pour objectif principal de coordonner les interventions et de planifier les activités éducatives prévues pour la période 2025-2026 dans les zones ciblées.
Une mobilisation des principaux acteurs du secteur éducatif
La rencontre a rassemblé plusieurs acteurs clés du système éducatif et du développement dans la région de Tahoua. Parmi les participants figuraient notamment le Directeur Régional de l’Éducation Nationale (DREN), les Inspecteurs de l’Alphabétisation des zones d’intervention, les Inspecteurs du primaire, ainsi que les responsables des services techniques tels que la Promotion de la Femme et la Protection de l’Enfant, le Génie rural, et les divisionnaires chargés de l’éducation et de la qualité de l’enseignement.
Les partenaires de mise en œuvre du projet étaient également représentés, notamment le Program Manager et les superviseurs de Save the Children, ainsi que les chefs de projet de MouganiLab et de l’ONG ICRD, deux organisations nationales chargées de déployer les activités sur le terrain.
Une planification concertée pour les activités éducatives
Dans son allocution d’ouverture, le Directeur Régional de l’Éducation Nationale a souhaité la bienvenue aux participants tout en rappelant l’importance de cette rencontre pour assurer une mise en œuvre efficace du projet dans la région.
De son côté, le représentant de Save the Children Niger a encouragé les participants à contribuer activement aux discussions afin d’enrichir la planification des activités et d’assurer leur adéquation avec les réalités du terrain.
Les interventions du projet seront déployées dans six communes de la région de Tahoua, grâce à l’appui des ONG partenaires MouganiLab et ICRD, qui travailleront en étroite collaboration avec les services techniques de l’éducation.
La création des centres SSAP au cœur du projet
L’un des objectifs majeurs de cette rencontre était d’élaborer une planification réaliste et réalisable pour la mise en place des centres SSAP (Stratégie de Scolarisation Accélérée/Passerelle) dans les zones d’intervention.
Ces centres visent à offrir une opportunité de scolarisation aux enfants ayant interrompu ou manqué leur parcours scolaire en raison des défis sécuritaires, afin de faciliter leur réintégration dans le système éducatif formel.
À cette occasion, le Directeur Régional de l’Éducation a félicité les ONG partenaires pour leur engagement et a rappelé l’importance de leur rôle dans la réussite du projet. Il a également lancé un appel aux inspecteurs de l’alphabétisation afin qu’ils apportent un soutien technique constant pour assurer la qualité des cours dispensés dans les centres.
Un calendrier opérationnel pour 2026
Au terme des échanges, les participants ont établi un calendrier prévisionnel des principales étapes de mise en œuvre. L’ouverture des centres SSAP est prévue pour le 16 février 2026, après la formation des animateurs. Les cours devraient se poursuivre jusqu’à fin juillet 2026, avec un transfert des apprenants vers le système éducatif formel prévu autour du 20 juillet. La clôture officielle des activités ainsi que la remise du rapport final interviendront également à la fin du mois de juillet.
Des recommandations pour renforcer la mise en œuvre
Plusieurs recommandations ont été formulées afin de garantir le succès du projet. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les directeurs d’école lors des sessions de formation. Il a également été proposé d’organiser des missions régionales conjointes associant les responsables éducatifs, les services de protection de l’enfant, les représentants des collectivités locales et les ONG partenaires.
Ces recommandations visent à renforcer la coordination entre les acteurs et à assurer une mise en œuvre efficace des activités éducatives au bénéfice des enfants vivant dans les zones confrontées aux défis sécuritaires.
